11 Août

Pétronille au festival Le Lot et la laine 2017

Rendez-vous incontournable de 2017 pour les amateurs inconditionnels de la laine et du fil, Le festival du Lot et la laine a répondu à toutes mes espérances. Un site magnifique au cœur des causses du Quercy accueillant plus de 60 exposants, passionnés par la laine et leur métier, désireux de partager leur passion avec les nombreux visiteurs du week-end.

La découverte d’une magnifique vallée :

Ma première réaction en arrivant sur place, fut de m’émerveiller de la beauté des paysages de la vallée du Célé, au cœur des causses du Quercy : promontoires rocheux et grands plateaux de forêts denses de vieux chênes. L’impression de s’enfoncer dans la nature en suivant des cordons de bitume où les panneaux des sites patrimoniaux sont plus nombreux que ceux de signalisation routière. Le Lot est extrêmement riche de sites touristiques !

Les Lodges du mas de Nadal

©Serge Charonnat

Nous nous sommes établis en hauteur, au-dessus du petit village de Sauliac-sur-Célé dans un camping situé au milieu d’un maquis, en pleine nature, Les Lodges du Mas de Nadal Les propriétaires du camping ont su faire de ce lieu un vrai havre de paix où les atours du site naturel égalent la très grande qualité du service. Les magnifiques lodges se fondent parfaitement dans les arbres, tout comme les tentes de camping. Aucun véhicule motorisé ne vient perturber la quiétude des lieux. Au sein du camping, les propriétaires nous accueillent dans leur bistrot, de très bonne qualité, pour un dîner en terrasse avec vue panoramique sur les causses au moment du coucher de soleil.

Dès le samedi matin, depuis ce camp de base, en compagnie de Josette Darlay  designer tricot établie à Aix-les-Bains, nous empruntons un sentier pour rejoindre le site du musée du Cuzals accueillant le festival. Là encore, je ne suis pas au bout de mes surprises. Sur le chemin de randonnée nous découvrons les charmes du vieux village de Sauliac-sur-Célé accroché au plateau. C’est une très belle découverte.Le Lot et la laine Vieux Sauliac

Un week-end riche en rencontres et découvertes laineuses :

Le Lot et la laine chemin de randonnéeeAprès une petite randonnée de 50 minutes, nous atteignons enfin le site du festival.
Le site est immense, en plein air, il s’agit d’un écomusée retraçant l’histoire de la vie rurale quercynoise. Les stands des exposants sont répartis sur les différents espaces autour du vieux château. Le Lot et la laine Musée du Cuzals

Avec Josette, nous ne manquons pas de nous rendre sur le stand d’Émilie Dame Biscuit pour goûter à ses divines douceurs qui vont disparaître dès la première journée du festival ;-)
Ensuite, nous entamons une tournée minutieuse des stands pour n’en rater aucun. Très vite, nous ne pouvons résister aux merveilles laineuses qui sont exposées et les premiers craquages arrivent. Nous profitons également de la disponibilité des exposants qui ont à cœur de nous raconter leur métier. Leurs témoignages sont d’une grande richesse et nous font prendre conscience du dynamisme des artisans créateurs du fil et de la laine en France : teinturières, fileuses, éleveurs et producteurs, artisans textiles, designers… Nous nous réjouissons de voir cet engouement pour ces métiers et surtout la place que prennent les jeunes dans cette économie.Le Lot et la laine Exposants

Au fil de la tournée des stands, nous rencontrons également des tricopines. Je suis ravie de faire la connaissance "en vrai" des podcasteuses Laurence de Lo.la.cha et Marie-Christine de MacriSerinde. Je suis très contente de retrouver Cécile de Que font me mains que j’avais eu la chance de rencontrer au salon AEF cet hiver. Grâce à elle, j’ai fait l’heureuse rencontre de Nathalie (Mamoutese sur IG) et Françoise (Cachou33 sur IG). Nous nous retrouvons en fin de journée à l’ombre sous les arbres pour tricoter un peu, pour nous faire découvrir nos nouveaux trésors et surtout partager une bonne séance de rires.
Ce sont les rencontres que je retiens particulièrement de ce week-end, avec les talentueuses teinturières et designers et aussi les nombreuses passionnées du fil et du tricot, nouvelles tricopines. Je remercie d’ailleurs particulièrement Julie de nous avoir raccompagnées au camping le samedi soir ;-)

Mon butin de laines
- Mon premier craquage fut pour le très beau combo de Squirrel's Yarns, en base Merisier Fing : 50 Superwash et 50% soie. Coloris Croiser la loutre et Œuf de caille. Une merveille de douceur, légèrement duveteuse que j’imagine bien dans un design autour du cou ;-)
- Mon achat suivant s’est porté sur un écheveau teint par la charmante Marie-Line de Purple Laine. Il s’agit d’une base Donegal Sock BFL en coloris Cerise. Une envie de design de mitaines… voire plus…Le Lot et la laine Butin laines
- Ensuite, j’ai totalement flashé sur le travail d’Ingrid de la marque Lilou. J’ai opté pour un écheveau de Single Fingering 100% SW Merino, coloris Nerves of Steel. Je projette un modèle pour le printemps, pourquoi pas une shawlette à un écheveau…
- J’ai terminé mes achats du samedi au stand de Candy wool avec une équipe de folles tentatrices ! J’ai opté pour un combo de mini skeins Candy Cane 100% Mérinos dans une nuance orangée. Un design de fades ou de rayures… à voir…Le Lot et la laine butin laines
- Le lendemain, je suis revenue avec le chéquier pour acheter une pelote de pure soie Tasar teint naturellement à la cochenille par les Soies de Marie. J’imagine bien un design de petit top léger pour l’été.
-Enfin, le magnifique écheveau vu la veille était encore là sur le stand de Fil du Bon’R. Je me suis alors dit qu’il m’était destiné. Il s’agit d’un écheveau 100% mérinos des Alpes teint à la main écologiquement à Marseille dans le coloris Récolte des noisettes. Comment résister ? Il finira sûrement dans un design à porter autour du cou ou sur les épaules.Le Lot et la laine butin laines

Je tiens à dire que j’ai dû faire des choix, très difficiles. J’ai renoncé à de nombreuses tentations. A chaque stand visité, j’imaginais déjà ces beaux fils finir sur mes aiguilles et dessiner de nouveaux modèles. Je note dans mon coin de tête de programmer une visite à Lyon pour les prochaines portes ouvertes de Vilaines et d’être en alerte pour la prochaine vente de By Simone car je jalouse Josette pour ses beaux écheveaux de mohair.

Maintenant j’ai les aiguilles qui me démangent… il ne reste plus qu’à me mettre au travail !

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

2 commentaires partager
04 Juil.

Éco-responsabilité et arts de la maille : Pétronille s’engage

Pétronille s’engage pour l’éco-responsabilité. Joli credo, me direz-vous. Mais, en pratique, comment concilier éco-responsabilité et arts de la maille ?

Pétronille éco-reponsabilité arts de la maille
Être éco-responsable pour Pétronille, c’est :
    - avoir le minimum d’impact sur l’environnement
    - contribuer au respect de l’humain, donc des clients et des partenaires professionnels.
Concrètement, comment Pétronille s’engage dans une démarche éco-responsable ?

Pétronille dit oui à « slow-fashion » :  
- Je travaille des matières naturelles et nobles : animales et végétales.
Je fabrique mes articles de manière artisanale, à la main ou sur métier à tricoter, en petite série, voire en pièce unique.
- Je privilégie la qualité de la confection en apportant des finitions haut de gamme à mes créations.
- Je combine des matières premières de qualité à des techniques d’art de la maille garantissant la solidité des étoffes.
- Je donne des conseils d’entretien pour assurer la durabilité dans le temps des produits.
- Tout en m’inspirant de la création contemporaine, mes créations sont intemporelles : elles traversent les tendances mode des saisons.
- Je me positionne ainsi en alternative à  l’industrie du textile, souvent basée sur la rotation rapide des collections et le jetable.

Pétronille choisit ses matières premières en fonction de leur provenance :
- Je sélectionne des matières premières issues des filatures françaises.
- Je travaille avec des artisans français : fils teints ou filés à la main.
- Je privilégie des fibres provenant d’élevages ou de cultures installés en France. Bien sûr, le coton et la soie sont importés de l’Orient, tout comme certaines fibres animales proviennent d’autres pays (Alpaga, Yack). Dans tous les cas, je vérifie auprès de mes fournisseurs que leur production est respectueuse de l’environnement : conditions d’élevages des animaux, traitement et teinture des fibres à faible impact environnemental, usage de l’eau dans les cultures.
- Je privilégie les matières premières aux labels de qualités et de respect de l’environnement : labels Oekotex et GOTS.

Pétronille privilégie la proximité de production de ses matières premières :
J’habite dans les Alpes, en Savoie. Dans chacune de mes prochaines collections, une gamme est fabriquée à partir des matières premières des Alpes : Italie, France, Suisse.

Pétronille s’engage pour une éthique du métier d’artisan d’art de la maille :
- J’informe mes clients sur le processus de fabrication. Par exemple, sur les matières premières utilisées ou sur les points utilisés : proviennent-ils du répertoire des points traditionnels, du patrimoine collectif ?
- Je respecte les droits de propriété intellectuelle sur les designs.

Je m’explique sur ces deux derniers points.
Il existe un patrimoine de points traditionnels : ils se transmettent des 4 coins du globe, depuis des générations. Ils  appartiennent au patrimoine collectif. Ils sont recensés dans des ouvrages. Promis, bientôt un article sur cette passionnante aventure du point.
En ce qui concerne la propriété intellectuelle, prenons un exemple récent. Des patrons créés par des designers indépendants ont été distribués gratuitement par les membres d’un collectif : un tricothé de Tours. Une des designers Alice Hammer a dénoncé cet acte illégal dans l’article  « Nos patrons & vous … »

L’écologie de la maille
C’est en lisant cet article que j’ai mesuré combien l’écologie est une question globale.
L’éco-responsabilité d’une marque est un engagement à respecter l’environnement. Elle implique également le respect du travail des êtres humains ainsi qu’une éthique professionnelle.
Ce que je retiens de ce malheureux épisode, c’est combien il est important que les métiers des arts de la maille soient reconnus et défendus. Pourquoi ne pas envisager un regroupement professionnel des artisans et designers des arts de la maille, ou un syndicat ? Ainsi, face aux  situations de vol de propriété intellectuelle, les membres auraient plus de poids pour plaider en faveur du respect de notre travail.

Qu’en pensez-vous ?

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

1 commentaire partager